Graphiste – Déchiré entre ses craintes et sa créativité

Le type de peur que je vais aborder dans cet article est un sentiment ou un phénomène quotidien. La peur est une réaction et un sentiment totalement humain qui ne tient pas compte de l’âge, de l’apparence, des nerfs, des muscles ou de l’audace de l’homme. D’un point de vue psychologique, la peur est définie comme l’un des sens ou des émotions de base que l’homme ressent. Cependant, elle peut accompagner la colère, le plaisir, le deuil ou la tristesse. D’une manière générale, la peur est associée aux émotions qui émanent de dangers réels, tangibles ou intangibles. Mais elle se situe à l’opposé de l’inquiétude ou du désir, qui résultent normalement d’une surprise, d’une menace, d’un danger quelconque.

La peur peut apparaître lorsqu’un homme est exposé à une situation embarrassante ou humiliante, ou lorsqu’il regarde les autres subir cette peur eux-mêmes, ou lorsqu’il reçoit des nouvelles horribles. La fréquence ou la durée d’exposition à la peur peut conduire un homme à un état de déséquilibre, en particulier lorsqu’il résiste à sa fatigue, à ses revers émotionnels, à son agitation, aux changements organiques qu’il subit du fait de l’appareil nerveux, comme une augmentation du taux d’adrénaline, des battements cardiaques anormaux, qui s’accompagnent tous d’une transpiration excessive, d’une sécheresse de la bouche et d’autres symptômes. Mais, ce n’est pas du tout le cas. Comment le graphiste peut-il faire face à cette peur ? Comment peut-elle contrôler cette peur de manière positive ? Comment peut-il réussir à utiliser ses peurs de manière créative ?

Ce phénomène est largement connu des graphistes, quel que soit leur professionnalisme, mais il atteint son plus haut niveau chez les étudiants en graphisme. Cependant, il prend une forme particulière lorsqu’il est amené au travail avec tous ses problèmes. Il provient de deux sources principales : L’insuffisance de l’étudiant, et l’écart grandissant entre ce qu’il a appris et les exigences du marché. L’autre cas est l’incohérence entre l’étudiant et ses collègues, c’est-à-dire l’absence d’une langue de communication entre les deux. Une connaissance insuffisante de la tâche du graphiste, créerait également une situation gênante pour le graphiste lui-même et le conduirait à la frustration et à la tension.

Comme d’autres hommes créatifs, un graphiste doit vivre un état de créativité unique qui lui permette d’atteindre le point culminant en produisant une œuvre complète qui réalise les espoirs visés à long terme. Vivre un tel état l’obligerait à faire ressortir un design, qui est un moyen de communication visuelle simple et direct qui pénètre profondément dans la conception du récepteur.

Mais, où peut être ce cas ?

Comment le concept évolue-t-il ?

Comment le graphiste peut-il atteindre un état à la fois de créativité et d’invention ? Ces deux états reposent principalement sur la capacité du concepteur à surmonter l’état de confusion et d’incertitude, qui commence généralement par les premières étapes de l’évolution des concepts. Par la suite, cet état se développe progressivement et se transforme en peur. Il est tout à fait essentiel que le créateur surmonte ses craintes en ignorant cet état, que la peur pourrait atteindre.

Pour surmonter cet obstacle, le concepteur doit disposer de trois éléments principaux :

1- La conscience de soi ,

2- L’acceptation de soi, et

3- Respect de soi.

Ces conditions et avantages peuvent aider le créateur à conserver ses idées et les outils nécessaires à leur réalisation. Si le créateur possède de telles conditions, il sera en mesure d’utiliser et d’employer ses potentialités personnelles et sera ouvert aux idées et aux expériences créatives et artistiques. Elles lui permettront d’explorer la vérité et d’être responsable dans ses sentiments, ses comportements et ses pratiques. Ces principaux aspects formeraient un cadre idéal pour encourager le designer à travailler seul ou en équipe, avec un effet et des résultats positifs qui le guideront vers la créativité.

Cependant, la créativité, ou disons la « pensée créative », et la capacité à résoudre des problèmes dépendent largement de la capacité du designer à organiser et à classer ses informations, et à en extraire les éléments importants et utiles. Pour ce faire, il doit connaître le travail requis, son environnement, le message qu’il entend faire passer et les moyens d’exécuter ses idées. Tout cela lui assurera une sorte d’autoprotection et de défense de ses idées. Il sera toujours fort pour briser sa confusion et sa peur.

Quand la peur et la créativité seraient-elles créées ?

Les designers professionnels et non professionnels ont leur part de ces sentiments, quel que soit l’endroit où ils se trouvent ou leur âge. C’est un phénomène assez courant chez les travailleurs de ce domaine créatif. Mais les graphistes reflèteraient ces sentiments de manière très différente des autres. Ils travaillent avec un grand sens du professionnalisme et de l’efficacité pour transmettre un certain message à un certain public, pour présenter un certain service ou un produit d’une manière attrayante et distinctive. Bien entendu, il n’est pas nécessaire que le graphiste croie en ce qu’il crée ; il doit plutôt utiliser ses idées ou ses conceptions pour satisfaire les désirs du client.

C’est là qu’interviennent la peur et l’inquiétude. Le bon graphiste peut souhaiter atteindre la perfection dans ses œuvres d’art, en introduisant un style simple et direct.